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Médiation animale & Alzheimer

[ Maladie d'Alzheimer
Médiation animale
Ronronthérapie ]

Un mardi sur deux, je me rend, accompagné d'Aria et de Neko, en unité Alzheimer.

Mais sinon... concrètement, Alzheimer c'est quoi ?

La maladie d'Alzheimer et les maladies apparentées touchent plus de 850 000 Français.


Selon notre ami google : 
"La maladie d'Alzheimer est une maladie neuro dégénérative (Atteinte cérébrale progressive conduisant à la mort neuronale) caractérisée par une perte progressive de la mémoire et de certaines fonctions intellectuelles (cognitives) conduisant à des répercussions dans les activités de la vie quotidienne."

Une personne souffrant de la maladie d'Alzheimer va perdre progressivement ses repères, ses souvenirs, son passé, son histoire...

Cette maladie est difficile pour la famille tout autant que pour la personne malade. Ne plus se souvenir est angoissant, effrayant... Cette maladie conduit souvent à la dépression, au mal-être, aux angoisses... la personne peut vivre dans le stress sans comprendre ce qui ce passe... "- Qui sont ces personnes ?" Elle peut devenir agressive envers le personnel soignant qui s'occupe d'elle mais aussi envers sa famille.

Depuis trente ans, la « philosophie de l'Humanitude » montre son efficacité dans l'accompagnement de personnes atteintes de cette maladie...

La médiation animale et Alzheimer ?

La médiation animale en unité Alzheimer est un travail extrêmement intéressant mais aussi "sensible". 


Contrairement à des publics âgées sans maladie ou troubles, les personnes avec cette maladie n'ont pas des réactions prévisibles. 


La vue d'un chien peut faire un écho négatif, rappeler le deuil d'un animal... mais aussi le souvenir d'un chien qui attend son maître à la maison ; "- Il faut que je rentre, mon chien m'attend ! il y a aussi les vaches aux champs, laissez moi rentrer !"

Il est important de connaître les aspects de la maladie et de pouvoir se former le mieux possible pour accompagner en médiation animale des personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer... mais une fois formée... c'est une partie du métier que j'affectionne beaucoup.

Le plus gros de mon travail se situe dans "les sens". 


Tout est lié... 
Le toucher 
L’ouïe 
La vue
L'odorat...

Les souvenirs sont souvent ancrés et lorsqu'un sens est touché, lorsqu'on approche l'émotionnel d'un bénéficiaire, on peut obtenir des résultats incroyables.

En médiation animale, on ne va pas arrêter la progression de la maladie. On va offrir au bénéficiaire un moment positif, on va lui permettre de se sentir à nouveau utile, lui offrir un moment d'expression verbale/non verbale. 
On va briser l'isolement, valoriser le bénéficiaire, encourager des initiatives souvent perdu... 


On va stimuler les sens, diminuer l'angoisse / le stress, favoriser une forme de lien entre les bénéficiaires et le personnel.

Ce qui se passe en unité Alzheimer peut souvent dépasser tout ce qu'on espérait sur un court instant.

Et la "Ronronthérapie" ?

(Article de Ouest-France)

Ce n’est pas un mythe : les chats nous font du bien. Le chat apaise et va jusqu’à calmer les anxiétés, notamment grâce à son ronronnement.

Le ronronnement du chat émet des fréquences basses, entre 20 et 50 hertz, qui seraient apaisantes pour nous autant que pour lui.

En France, Jean-Yves Gauchet, vétérinaire à Toulouse, fut l’un des premiers médecins à s’y intéresser. « Le ronronnement joue un peu le rôle de la madeleine de Proust : il fait remonter des émotions anciennes, ce qui apaise », explique-t-il.

« Contrairement à un médicament, qui contient une substance active, le ronronnement agit sur le mental. Tout le monde n’y est pas réceptif.

C’est le cas des personnes traumatisées par une griffure ou une morsure. Mais chez d’autres personnes, ce phénomène peut être très puissant », continue le médecin.

Le ronronnement du chat réveille les récepteurs situés sous notre peau qui génèrent une sensation de plaisir. Notre cerveau libère alors les hormones du bonheur (endorphine, sérotonine, dopamine).

Dans le cadre de ses recherches, le vétérinaire a recueilli de nombreux témoignages. Certains propriétaires de chat affirment que leur animal atténue leur anxiété, voire certaines douleurs physiques.

« C’est un puissant antistress qui permet de faire baisser la tension artérielle, ce qui diminue le risque de problèmes cardiaques. Il aide également à stimuler le système immunitaire de l’humain », ajoute Véronique Aïache, qui a écrit plusieurs ouvrages sur les bienfaits thérapeutiques du ronronnement.

La « ronron-thérapie » n’est pas officielle et il n’existe pas de « ronron-thérapeute ». Cependant, les établissements de santé (hôpitaux psychiatriques, maisons de retraite, etc.) incluent souvent les chats dans leurs programmes de zoothérapie qui consistent à mettre en contact malades et animaux domestiques.

« La présence de cet animal déclenche un rapport à la réalité qui est intéressant. Il peut réveiller les personnes âgées en pleine dérive. Il est capable de relancer une capacité psychique que la famille ne parvient pas à faire », affirme Jean-Yves Gauchet.

Alors... conquis ?

 
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